Qu'est-ce qu'une maison pirate?

Il s'agit d'institutions qui accueillent des personnes en grande précarité : des sans-abris, des personnes en situation de handicap, des toxicomanes... Certaines d’entres elles sont agréées, comme les centres du Samusocial ou les institutions de soins, mais lorsque les places manquent, leur public peut se diriger vers les structures d’hébergement non-agréées (SHNA), aussi appelées "maisons pirates". Dans un contexte où l’accès au logement social peut être difficile, alors même qu’il est un des vecteurs importants de la réinsertion, ces structures peuvent être d’une réelle utilité publique. Cependant, certaines "maisons pirates" disposent de conditions de salubrité et d’encadrement insuffisantes. C'est pourquoi un décret a été voté en avril dernier par le Parlement de Wallonie.

Quelle reconnaissance pour ces "maisons pirates"?

Ce décret, qui devrait entrer en vigueur en 2018, crée une reconnaissance officielle et des normes d'encadrement pour les structures d'hébergement pour les personnes en difficultés prolongées. Ces structures, dites "maisons pirates", ne sont pas illégales, mais elles fonctionnent depuis des dizaines d'années sans cadre légal spécifique.
Il établit des normes minimales à respecter pour les SHNA. Il s’agit de règles de sécurité, d’hygiène, d’éthique et de formation du personnel. Les structures qui y répondent déjà pourront obtenir une reconnaissance officielle. Quant aux autres, elles auront 15 ans pour se mettre aux normes à l’issue desquels les institutions non-conformes seront interdites.

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